Joyeuses Pâques ….

4 avril 2010 par admin  
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Pâques, une fête du renouveau !

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Cette fête est tout à la fois une célébration religieuse et une fête du printemps et du renouveau. C’est aussi une belle occasion de festoyer en famille et d’organiser pour les enfants des chasses aux oeufs ! Mais avant de se régaler de chocolat, découvrons la signification et les traditions de Pâques.

La signification religieuse de Pâques

La fête de Pâques est une journée de réjouissances pour les Chrétiens, car elle commémore la résurrection du Christ. Le mot « Pâques » vient de « Pessa’h », la Pâque juive qui célèbre la sortie des Israélites d’Egypte. En effet, la résurrection de Jésus aurait eu lieu durant les fêtes de Pessa’h. Certains symboles sont d’ailleurs communs aux deux fêtes, comme l’agneau pascal et le pain sans levain.
Traditionnellement, cette période est favorable aux baptêmes. L’Eglise considère également que les Chrétiens doivent communier au moins une fois dans l’année, au moment de Pâques. D’où l’expression « faire ses pâques », qui signifie se confesser et communier durant la période pascale.

Les traditions liées à la fête de Pâques

Pourquoi les œufs ?

L’œuf est traditionnellement associé à la fête de Pâques, car il symbolise la renaissance, la résurrection. Par ailleurs sa forme, tout en rondeur, en fait un symbole de perfection. L’œuf a toujours été considéré comme un présent de bon augure, d’où la tradition, très ancienne, de s’offrir à Pâques des œufs décorés, peints ou gravés. Cette tradition vient également de l’interdiction de manger des œufs pendant la durée du carême. Les œufs pondus pendant cette période étaient alors conservés et décorés pour être offerts le jour de Pâques.  

Lapins, cloches… nous apportent du chocolat !              paques-15

De nos jours, on offre plus facilement un œuf en chocolat qu’un œuf décoré, pour le plus grand plaisir des enfants et des gourmands ! Les friandises en chocolat peuvent également prendre la forme de cloches et de lapins. La légende dit en effet que le dimanche de Pâques les cloches des églises, restées muettes depuis le jeudi saint, reviennent de Rome où elles s’étaient rendues en pèlerinage et déversent sur les jardins des friandises en chocolat. On dit également, en Allemagne et en Alsace, que ce sont les lapins qui apportent ces friandises et les cachent dans le jardin. Les enfants fabriquent de jolis nids garnis de mousse qu’ils installent dans le jardin la veille de Pâques afin d’inciter les lapins de Pâques à les remplir d’œufs. 

Et aux antilles ( c vrai ya les oeufs aussi aux antilles ….)

Le weekend dernier, toutes les conditions étaient réunies pour une chasse aux crabes en prévision de la fin du carême où la coutume veut que les crabes finissent en matoutou dans notre assiette.crabeTemps pluvieux, pleine lune et surtout levée de l’interdiction de la chasse en Martinique, les valeureux chasseurs équipés de leurs bottes, leurs chapeaux, leurs gants, leurs sacs et leurs imperméables se sont retrouvés sous la pluie, à l’affût des crabes à capturer, sortis en masse par les éléments climatiques de leurs terriers, de leur mangrove méphitique ou de leur savane détrempée.
Pour les habitués, le choix entre le feuilleton Marie-Agnès (traduisez plutôt Maria Ines de Destins de femmes) et l’immersion dans la nature crabique ne fait aucun doute. A chacun son divertissement…Et si on ne doit compter que sur les gosses avec leurs ratières à deux francs cinquante, le matoutou de crabes à Pâques risque de se mitonner avec les tourteaux surgelés du supermarché importés de Cuba ou de Saint-Domingue. Ceux qui ne font pas même pas dormir. Rien à voir avec nos crabes bleus, mantous, cémafautes et autres bestioles qu’on aura fait « purger » quelques jours dans leur cage, en les nourissant de piment et de végétaux. Ceux-là ils fascinent les enfants avec leurs grosses pinces agrippées dans le grillage de la cage.
Ceux enfin qui se sauvent en courant de la table de cuisine même lorsque la cuisinière les a déjà occis avec un couteau entre les deux yeux, leur a retiré leur carapace d’un coup sec et les a évidés, coupés en deux, bien nettoyés avec du citron (ça excite leur système nerveux, apparemment).La ratière, le piège à crabes made in West indies, est un fabuleux indice de notre ingéniosité de nègres prédateurs des savanes. On n’a certainement pas inventé la bombe atomique, mé nou ka défann kò nou (on se débrouille).ratière
Ratière (Zatrap)In Meskal Square
There is a gathering celebrating the finding of the True Cross
Year to year in honour of the Savior
(Morgan Heritage)
 Les experts vous raconteront qu’il convient de peindre l’intérieur en vert ou en mauve, même en rouge mais évitez surtout le bleu dont le maître-pinceur a une sainte horreur. Il faut également savoir varier l’emplacement et le manger disposé en appât à l’intérieur en fonction de la savane, savoir orienter l’ouverture sur la sortie du terrier…
Les mentors du crabe vont même jusqu’à prétendre qu’un petit crachat disposé à l’entrée du piège (bèrk !) pouvait attirer inexorablement l’invertébré insouciant. Encore faut-il connaître les herbes à mâcher toute la journée pour atteindre l’alchimie du crachat parfait. 

Mais ce qui me préoccupe c’est surtout l’art de la cuisinière qui va concocter le matoutou de crabes, son riz et sa sauce, à consommer de préférence sur la plage. Nous la choisirons grand-mère avec un tablier bien « dédou » par les générations de négrillons affamés qu’elle aura su canaliser par sa science. 

Après cette période de carême si sobre, aux si rares sorties nocturnes et apéros, nous nous remettrons en bouche les choses grasses de la vie, à commencer par les petites marinades du vendredi saint et du samedi gloria avant de nous faire éclater la panse avec le matoutou, prélude à la meilleure sieste de l’année et symbole éternel de la fin de notre abstinence du carême. Et pourquoi pas rebelote le lundi de Pentecôte… Jour férié ou pas. 

Dû au prix du crabe (2 euros), à la pollution (utilisation de pesticides et contamination de la rivière Lézarde par exemple) et à cause de la vie moderne de plus en plus trépidante, la ménagère martiniquaise s’adapte en cuisinant un plat de crabes avec des crabes de mer (tourteaux, à gauche) ou des crabes de Madagascar surgelés (à droite) achetés au supermarché.

L’authentique matoutou de crabes se fait de plus en plus rare, mais la coutume persiste…

  

 Article Martiniklife sources [Assemblée Martinique]

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