Le doudou et l enfant

12 mai 2009 par admin  
Classé dans Petite Enfance

A quoi sert un doudou ?

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Pourquoi le doudou est-il si populaire auprès des enfants… et parfois aussi des grands ? Phénomène de mode ou vraie aide au développement psychologique ?

Interview de Chantal Van Tri, journaliste et auteur d’un livre sur le sujet.


Certains enfants ne peuvent s’endormir sans lui. D’autres ne s’en séparent jamais… et le gardent jusqu’à l’âge adulte. Quel est donc le rôle de cet objet “ de transition ” ? Chantal Van Tri et Véronique Puech, journalistes, ont mené l’enquête sur l’univers du doudou et recueilli des témoignages d’enfants, de parents, de psychologues et de sociologues. Leur livre “ Doudou or not doudou ? Nécessaire de bonheur ou objet transitionnel ? Du doudou au fétiche, tu seras un homme, mon fils ” est publié chez Ramsay.


REF : Que symbolise le doudou pour un enfant ?
Chantal Van Tri : On ne peut pas dire que le doudou symbolise quelque chose ou quelqu’un de particulier chez l’enfant. Mais ce que l’on sait depuis Donald Winnicott (grand médecin, pédiatre et psychanalyste britannique, ndlr), c’est que certains petits enfants (O-3 ans) élisent un objet transitionnel qui, comme son nom l’indique, fait la transition entre son monde et le monde environnant.

On a longtemps cru, et à tort, que le doudou remplaçait la mère, mais les enfants dont la mère est présente peuvent eux aussi avoir un grand besoin de doudou.


REF : A quel moment l’enfant a-t-il le plus besoin de son doudou ?
C. V. T. : Au moment de l’endormissement, il paraît incontournable pour la plupart des enfants. Mais il joue aussi un rôle très important dans les situations de stress, notamment lors du départ de la mère (garderie, crèche, maternelle) ou d’une visite chez le médecin…


REF : Quelle forme prend-il ?
C. V. T. : Il y a trente ans, les doudous n’étaient que des langes, des oreillers ou des coins de couverture. Mais, depuis le fameux Teddy bear du président Roosevelt, l’ours a fait son apparition dans la vie des enfants, suivi ensuite par tous les animaux de la faune. Depuis ces dix dernières années, le phénomène a engendré la naissance de toutes sortes de doudous allant de la peluche déstructurée au lapin avec la voix de maman enregistrée…
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REF : Comment expliquez-vous sa généralisation, voire son automatisation par les parents ?
C. V. T. : D’après notre étude, les mères qui sont parties travailler dans les années 50 o
nt laissé une place prédominante au doudou qui a fait petit à petit son entrée dans notre société. Nous avons également remarqué que l’arrivée du doudou correspond à une progression du respect de l’enfant tant sur le plan psychologique que médical. Culpabilisés par le fait de devoir se séparer de leur bébé pour aller travailler, les parents le surinvestissent de pouvoirs rassurants. Ils lui donnent le rôle de remplaçant. La société et l’école en particulier ont pris le relais en demandant systématiquement aux parents d’apporter le doudou en première année de maternelle.
REF : Les parents ont-il un rôle à jouer dans le choix du doudou ?
C. V. T. : D’après Donald Winnicott, les enfants sont capables de choisir eux-mêmes leur objet transitionnel. Cet objet est forcément à portée de main, ce qui expliquerait l’engouement pour les taies d’oreiller, les draps, etc… Parfois même, certains parents sont étonnés de voir leur enfant choisir un objet insolite comme un caillou. Mais souvent, ce sont les parents, les parrains ou les marraines qui imposent une peluche à la m
ode. Il n’est pas rare d’ailleurs que l’enfant le délaisse et reporte son affection sur autre chose…
REF : Comment expliquez-vous le fait que certains enfants n’en aient pas besoin ?
C. V. T. : Selon les spécialistes de la petite enfance, il n’y a aucune explication. En revanche, ils constatent que ne pas avoir de doudou n’est pas une tare. Certains enfants s’en passent très bien et s’épanouissent aussi bien que ceux qui sont accrochés au leur.


REF : Les enfants doivent-ils se séparer de leur doudou à un certain âge ?
C. V. T. : La plupart des enfants délaissent leur doudou vers 6 ans au moment de l’entrée en CP, au moment où commence leur socialisation, les échanges avec d’autres enfants. Néanmoins, certains ne s’en séparent p
as et on a même constaté que bon nombre d’adolescents ont encore besoin d’avoir leur doudou près d’eux, dans leur chambre ou sur leur lit. L’âge de la séparation n’a pas beaucoup d’importance, mais les parents doivent rester vigilants si cet attachement marque leur impossibilité à s’ouvrir au monde.

Le doudou remplit alors une fonction contraire à sa vocation de sociabilisation. Dans certains cas extrêmes, le doudou peut même se charger du traumatisme psychologique de l’enfant et sa guérison passe forcément par son abandon.
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Martiniklife.com

Colère de l’enfant vers l’age de 2 ans: il s’oppose et dit toujours « Non » ! ….

19 mars 2009 par admin  
Classé dans Petite Enfance

bebes005.1235753267.gifRassurez vous, votre enfant va bien !
Votre enfant rentre dans la phase d’opposition appelée également période du Non.
En grandissant, il acquièrt la marche, la propreté, etc… Alors, votre enfant veut faire valoir ses droits et vous le dit, vous le crie et fait des colères…. de ses 18 mois à ses trois ans parfois!…

Pourquoi la phase d’opposition ?
Entre 18 mois et 3 ou 4 ans, beaucoup de bouleversements ponctuent la vie de votre enfant. Il découvre la marche, puis la propreté et même peut être l’arrivée d’un petit frère.
Tout cela pousse votre enfant à faire ses propres expériences et à prendre son autonomie afin qu’il se développe harmonieusement.
En parallèle, en devenant plus indépendant, votre enfant va aussi vous faire part de ses désirs et de ses mécontentements…: c’est le moment du « Non », « Pas toi », « Moi tout seul » et des colères de l’enfant,…
Difficile à vivre pour vous parents, cette phase du Non est décisive pour votre enfant: le « Non » de votre enfant est une façon de vous dire « Je suis »
Ainsi, ne vous formalisez pas de ces oppositions: laissez exprimer la colère de votre enfant, son désaccord car…. c’est le laisser grandir. Cependant, le cadre et les limites restent nécessaires, alors … sachez vous y prendre afin de ménager la chèvre et le chou…

Comment vivre au mieux cette période du Non pour lui et pour vous ?
Vous …, en restant calme et ferme, en prenant de la distance et en ne rentrant pas dans son jeu.  Lui …en le laissant exprimer ses Non.
Ainsi, soyez patients et ne vous fâchez pas, d’autant plus que votre enfant dit Non pour au final faire Oui.

Il n’y a aucun intérêt à jouer au plus fort avec votre enfant: chercher à lui montrer que vous êtes le plus fort, c’est lui montrer le mauvais exemple et contrer ses pulsions qui le poussent à devenir plus autonome.
Si vous cherchez à trop « casser », « écraser » son caractère, votre enfant pourrait développer une estime de lui-même plutôt faible. En vous obéissant et en renonçant à son « Non », c’est un peu pour votre enfant comme renier son identité et rester votre bébé pour vous faire plaisir …bref, ne pas lui permettre d’être lui même !..

Par contre, si vous laissez faire votre enfant et ne lui imposez pas de limites, votre enfant pourrait avoir une très grande estime de lui-même, à ce point qu’il devienne un «enfant roi» .

Ainsi, afin de garantir sa sécurité tant physique que psychique, des limites devront toujours être posées à votre enfant car vous restez le parent qui l’élève et le protège, garant d’un cadre rassurant !!
Il faut faire comprendre à votre enfant qu’il peut s’affirmer et être aimé malgré les limites existantes.

Petites astuces face au « Non » et colère de votre enfant

  • Détournez son attention, changez de conversation ou faites rire votre enfant tout en poursuivant votre but initial,
  • Prévenez à l’avance votre enfant qu’ un changement va bientôt arriver ( moment du dodo par ex) plutôt que de le prendre par surprise,
  • Il se met en danger, il hurle …ne criez pas plus fort que lui ! Expliquez lui votre interdiction et imposez fermement votre volonté,
  • Mettez vous d’accord avec votre conjoint(e) sur les interdits,
  • Lors d’une colère de l’enfant, dites lui que vous avez bien entendu son désaccord mais que votre choix est différent du sien,
  • Faites en sorte que vos « Non » soient de vrais « Non » et que vos « Oui » soient de vrais « Oui »,
  • Il va vous faire craquer !…: prévenez votre enfant que votre seuil de tolérance est atteint et isolez le dans sa chambre.

Des livres pour sortir du conflit

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Petit Ours Brun dit non par Danièle Bour /éd. Bayard jeunesse

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Le Roi NonNon par Alex Sanders/coll. Giboulées/ éd. Gallimard jeunesse.

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J’apprends à dire oui par Madeleine Brunelet / coll. Premiers mots de la vie, éd. Fleurus.

  • Hommage

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